Lors d’une rencontre de confirmands, une jeune m’a demandé : qu’est-ce que vous ressentez quand vous donnez le sacrement de confirmation ? J’ai répondu :

  • une grande joie
  • la conviction que ce n’est pas moi qui agis ; Dieu donne son Esprit
  • d’ailleurs la parole qui accompagne le geste de l’onction avec l’huile est : « sois marqué de l’Esprit-Saint, le don de Dieu. »

Si vous me posez la même question pour l’ouverture de l’assemblée  synodale, je donne la même réponse :

  • Une grande joie
  • Le sentiment profond que ce n’est ni moi, ni vous, qui agissons mais Dieu à travers notre rencontre, notre travail, et ceci depuis l’appel de départ de Monseigneur LAGLEIZE

Nous l’avons expérimenté à travers les rencontres des équipes synodales, des forums, votre travail personnel et celui de l’équipe du secrétariat du synode et celui des communautés.

Nous expérimentons l’Eglise comme communion missionnaire prenant sa source en Dieu Trinité, qui vit le passage de la mort à la vie et entrainant nos frères vers le Père.

Dans les textes officiels, le synode est présenté comme « un événement de communion et un acte de gouvernement épiscopal. » Il est la participation de tous les baptisés à la mission de l’Eglise ; c’est pourquoi pendant cette assemblée,  je me mets  à votre écoute.

Nous sommes appelés à vivre ce temps d’assemblée avec une audace joyeuse, humble et confiante, poussé par le grand vent de l’Esprit (nous avons été gâtés ces jours derniers avec le grand vent… !)

Vous représentez l’Eglise diocésaine, dans sa diversité : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, prêtres, diacres, laïcs et consacrés, venus des 4 coins du diocèse, avec des histoires, des engagements, des sensibilités ecclésiales très variées. Merci pour votre présence.

Unis dans le même Esprit, prêts à l’écoute et à la prise de parole, à faire des choix, sans chercher à se refléter comme dans un miroir ou à parler au nom de son groupe.

Selon une oraison de l’Eglise : « Seigneur, donne-nous la claire vision de ce que nous devons faire et la force de l’accomplir. »

Nous devons rechercher un consensus fidelium, c’est-à-dire l’accord de tous les fidèles pour faire un choix ; il est don de l’Esprit-Saint.

Pape François dans la joie de l’Evangile – n°s 226-230 :

L’unité prévaut sur le conflit ; non pas que le conflit soit à éviter, mais les points de désaccord sont comme les maillons d’un nouveau processus.

Beauté de la diversité, à partir de la certitude que le Christ a tout unifié en Lui. (cf. Ephésiens 2, 14)

 

Cette assemblée synodale sur l’évangélisation prend place dans un long parcours initié en septembre 2013 ; elle est un jalon vers ce qui s’ouvrira après la célébration de la Pentecôte à travers sa mise en œuvre comme chemin de mission pour notre Eglise diocésaine.

Monseigneur LAGLEIZE et Monseigneur BONDEL (évêque de Viviers) nous assurent de leur prière, ainsi que le diocèse de Ziguinchor avec lequel nous avons créé des liens fraternels, grâce au voyage des Pères Charignon et Lorinet en novembre.

En souhaitant que nous la vivions dans un climat de prière, de conversion (possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation) et d’amour fraternel, sous la protection de Marthe Robin, qui nous a laissé l’exemple d’un accueil discret, permanent, avec bon sens, foi et amour.

D’une homélie de Monseigneur CLAVERIE reprise dans le spectacle « Pierre et Mohamed » donnée ici il y a deux jours, dont les paroles résonnent de façon juste et lumineuse pour nous :

« Où serait l’Eglise de Jésus-Christ, elle-même Corps du Christ, si elle n’était pas là d’abord ? Je crois qu’elle meurt de n’être pas assez proche de la croix de son Seigneur. Si paradoxal que ça puisse paraître, et Saint Paul le montre bien, la force, la vitalité, l’espérance, la fécondité chrétienne, la fécondité de l’Eglise viennent de là. Pas d’ailleurs, ni autrement. Tout le reste n’est que poudre aux yeux, illusion mondaine. Elle se trompe, l’Eglise, et elle trompe le monde lorsqu’elle se situe comme une puissance parmi d’autres, comme une organisation  même humanitaire ou comme un mouvement évangélique à grand spectacle. Elle peut briller, elle ne brûle pas du feu de l’amour de Dieu « fort comme la mort » dit le Cantique des Cantiques. Car il s’agit bien d’amour ici, d’amour d’abord et d’amour seul. Une passion dont Jésus nous a donné le goût et tracé le chemin : il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

 

 

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