Toutes les propositions reçues ont été rassemblées et classées (ou reclassées) dans ce livret suivant les quatre grands thèmes du Carnet de Route : Accueillir, Vivre, Témoigner et Annoncer. Certaines propositions reçues étant plus des pistes de réflexions que des propositions vraiment concrètes, elles figurent dans ce document en tant que telles.

En lançant ce synode, Mgr Lagleize nous invitait à prendre la parole «pour être acteurs de la vie de l’Eglise dans la Drôme». Et nous sommes nombreux à avoir pris cette parole qui nous était donnée...

Synthétiser 1600 propositions en quelques lignes n’est pas chose aisée... Mais nous allons néanmoins nous atteler ici à en résumer les grandes lignes.

Pour ce qui est «d’Accueillir l’Evangile aujourd’hui dans la Drôme», ce qui ressort principalement, c’est l’importance d’approfondir le lien avec la Bible (la Bible à disposition, en «libre-service» dans le fond de nos églises et la Bible en toutes occasions). Il ne faut pas hésiter à offrir et à lire la Bible pour une plus grande proximité avec la Parole de Dieu. Groupes de partage, lectio divina, groupe de formation... tous les moyens sont bons et doivent être mis en œuvre pour se former à la Parole de Dieu, pour la lire, la prier, la partager...

La notion d’accueil (que l’accueil en général soit réel, organisé, que l’Eglise apparaisse vivante) est également une première nécessité, tout comme le fait que nous devons faire du «beau» (dans nos célébrations) et laisser transparaitre notre joie, joie de la Bonne Nouvelle et de la Résurrection du Christ.

Il s’agit ensuite de «Vivre l’Evangile aujourd’hui dans la Drôme». Cela passe bien évidemment par notre place, en tant que chrétien, au service de la société, des personnes âgées, isolées, démunies... Mais pourquoi ne pas également s’ouvrir davantage aux personnes qui disent vivre de leur foi... et qui n’ont pas besoin de l’Eglise... mais qui s’ouvrent à la solidarité, à l’attention aux autres, etc. ? De manière très concrète, pourquoi ne pas être à l’initiative de chaînes de solidarité envers des personnes nécessiteuses ? Il s’agit, par ces démarches, d’apporter l’Evangile aux plus pauvres, en les servant, en toute humilité, sans rien attendre en retour. Nous avons l’obligation, en tant que chrétiens et comme le rappelle le pape François, d’être proches de nos frères.

Sans doute nous faut-il aussi nous poser de façon responsable la question de la gestion de nos biens, immobiliers entre autres (entraide, convivialité, solidarité...).

L’importance de «faire communauté» (importance des rassemblements des temps de rencontre, de soirées-débat) revient aussi souvent... comme celle de l’accueil que nous avons déjà évoqué. Il nous faut «sortir» de nos habitudes et aller voir «plus loin» que nos célébrations dominicales (prières des heures, dimanches autrement, messes des familles, célébrations de la Parole, etc.).

Sans doute faut-il également se poser - ou se reposer d’ailleurs – la question de l’articulation entre  prêtres et laïcs et la définition de la mission de chacun. Nous avons, enfin, la chance d’avoir un diocèse très touristique : comment exploiter cette piste et être attentifs à ces visiteurs ?... Vivre l’Evangile passe nécessairement par une bonne formation (formation à l’écoute, pour la liturgie, par des conférences,...), une attention particulière à la qualité de nos célébrations, à la manière dont nous répondons - ou pas - aux vocations, et par l’accueil de toutes les souffrances.

Pour «Témoigner de l’Evangile aujourd’hui dans la Drôme», il nous faut en premier lieu nous rendre plus visibles (en investissant, par exemple, les rues de nos villes et de nos villages pour Toussaint, Noël, Pâques). Ce témoignage doit se faire de manière personnelle, mais également communautaire. Une attention, par exemple, à l’écologie, peut-être de l’ordre du témoignage...

Nos églises doivent être non seulement «habitées», mais ouvertes (au sens propre et au sens figuré), accessibles, accueillantes... L’importance de la communication est elle aussi soulignée à plusieurs reprises.

Il nous faut, pour conclure, «Annoncer l’Evangile aujourd’hui dans la Drôme» à tous ceux qui se présentent à nous à l’occasion de demandesde célébrations et/ou de sacrements (qualité de l’accueil encore unefois), aux parents des enfants inscrits à la catéchèse, aux recommençants,aux catéchumènes, ... Mais il nous faut aussi être attentifs à ceux qui nese présentent pas à nous ! Cela nécessite d’aller vers eux, de proposerdes rencontres, des activités spécifiques et originales comme les cafés-évangile,les marches-évangile, ... Il nous faut pour cela penser et créerdes lieux pour échanger et former des personnes «missionnées» par laparoisse pour cela. N’oublions pas non plus que les arts et le cinémapeuvent aider à la réflexion et être l’occasion de préciser certaines choses,de resituer le contexte historique et religieux... voire même de découvrirou redécouvrir la personne du Christ et de créer... Ils favorisent larencontre entre ceux de «l’intérieur» et ceux de «l’extérieur» et peuventétablir la jonction entre culte et culture !... Après tout, ces deux mots ontdéjà bon nombre de lettres en commun...

Gratiane DORLANNE

 

 

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